L'Acropole des Draveurs

Je suis sur le sommet 1 de l'Acropole et c'est moi la reine de la montagne.

Tant pis pour le sommet 2 et 3. Traverser une crête, à flanc de montagne abrupte, très peu pour moi. Ce n'est pas très grave parce que je suis assez fière de mon accomplissement et la vue est tout ce qu'il y a de plus magique ici.

Je suis heureuse, j'ai les jambes en feu et la façe dans le vent.

On prend la pause dîné, bien calé dans un renforcement rocheux, enroulé dans notre petite laine. ( lire ici : petit manteau coupe-vent ) Parce que oui il fait frais au sommet, tenez-vous-le pour dit !

 

 

Je regarde en bas et je me rappel qu'hier soir en jasant avec ma fidèle partenaire de hiking, à la lumière de nos lampes frontales, au Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, je n'étais plus certaine de vouloir la monter cette fameuse Acropole des Draveurs.

Mon amie m'avait glissé cette expression de son père, entre deux bouchées de saumon grillé, que monter ça c'était comme monter dans la face d'un singe. Elle l'a dit rapidement comme pour m'avouer que ça ne serait pas de la petite bière, mais pour ne pas trop m'inquiéter aussi.

Hé bien c'était trop tard. Voyez-vous j'ai le vertige et je n'avais pas trop considéré ce petit inconvénient en choisissant ce sommet.

J'avais plutôt misé sur la forme physique que j'aimerais avoir d'ici cette randonnée. Ceci, étant dit, j'ai aussi accompli cet objectif de mise en forme. Yeah !

Bref, je me suis couchée et j'ai lâché prise. On verrait bien demain mon degré de courage. Il y avait aussi d'autres beaux sentiers à parcourir dans les Hautes-Gorges si jamais, mais oui bien évidemment que je serais déçue de ne pas le faire.

Je me suis levée avec une faim de loup ! Prête à tout !

La petite madame de l'accueil a achevé mes derniers relents de peur et on est partie à la course, attraper la navette.

Bon, alors, c'est comment la montée ?

Ce n'est définitivement pas comme je me l'imaginais. Je ne sais pas pourquoi, mais je me voyais monter de minuscules escaliers de pierre avec derrière moi rien de moins que le vide abyssal.

Non ce n'est pas ça. Oui tu montes des escaliers de pierre et ton petit genou sera faible je t'en passe un papier, mais ce n'est pas le vide abyssal derrière toi. Tu montes un sentier escarpé, en serpentin, en plein coeur de la forêt. Les deux premiers kilomètres te laissent le souffle court et par la suite le corps s'adapte.

C'est beau, ça sent bon et ça prend de l'endurance.

Ne t'inquiètes pas tu croiseras une personne qui te remontera ton petit moral, à mi-sentier, en t'envoyant un '' Lâche pas tu es bientôt rendu '' bien senti. Parce que oui il y a un peu de trafic à l'Acrople. C'est un incontournable à Charlevoix tu sais.

Cette rando est considérée comme l'une des plus difficile de toute la province de Québec, surtout à cause de son haut niveau de dénivellation sur un aussi si court sentier.

Cette vue !! Je n'ai rien observé de plus beau jusqu'à maintenant.

 

 

Des parois rocheuses impressionnantes et une chaîne de montagnes à perte de vue. Puis tout en bas, ce serpent noir entre les montagnes, la Rivière Malbaie.

Je vous conseille fortement cette excursion de hiking. Planifier 5hrs de rando. Vous verrez que la bière n'aura jamais été aussi bonne après.

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